RUE DES RÉFRACTAIRES ET DES MAQUISARDS

28/02/2013

C’est là qu’ont décidé de vivre quelques personnes pour y construire une autre vie collective. Joli nom, vous ne trouvez pas? Pourquoi cette maison? Parce qu’elle était vide et que personne ne s’en préoccupait. Une maison difficile à vendre. Drôle d’histoire en fait que celle du « Maquis », squat autogéré.

La légende dit que la maison aurait appartenu à un notable de Toulouse qui perdit la tête au moment de la révolution française de 1789. Elle fut réquisitionnée par les républicains puis cédée à des curés pendant la Restauration (1814-1830). Pendant la seconde guerre mondiale, elle est occupée par l’armée allemande. En 1953, elle est achetée par une famille bourgeoise, les Vigouroux. La maison est alors entourée de vignobles. La famille prend à son service une famille d’immigrés italiens comme métayers. Ils vivent toujours dans le quartier non loin de là. La production de vin s’arrête en 1986. La famille Vigouroux commence alors à vendre des parcelles de terrain à des particuliers désireux de devenir propriétaires, puis à un office HLM (1). De 2000 à 2005, seule la grand-mère vit dans cette grande maison. En 2005, les HLM qui ont acquit la maison la mettent en vente sans trouver preneur. Elle est laissée à l’abandon. Elle est aujourd’hui entourée d’habitats avec des vis à vis importants. Trop chère pour les institutions et avec trop de vis à vis pour les potentiels acquéreurs, le lieu tombe doucement en désuétude. Il est vite repéré par un groupe de militant-e-s qui s’activent sur les problèmes de logement.

squat autogéré le maquis toulouse

Le Maquis

En 2009 s’ouvre une campagne de réquisition des logements vides sur Toulouse avec comme objectif « zéro enfant à la rue ». Cette dynamique impulsera aussi la création du CREA (Campagne de Réquisition, Entraide et Autogestion), centre social autogéré. « Le Maquis » est réquisitionné par des militant-e-s pour en faire non seulement un lieu d’habitat mais aussi une sorte de QG pour les mouvements militants : un lieu ouvert où débattre, proposer et créer et s’abriter à l’occasion.

L’investir oui, mais pas n’importe comment ! Encore un squat ouvert par une horde de sauvages, de marginaux et de drogué-e-s ! Il est vite fait de tomber dans le cliché ! Ne créer ni peurs ni appréhensions, un premier défi ! Les futurs habitant-e-s du Maquis sont donc allé à la rencontre des habitant-e-s du quartier avant d’investir les lieux. Leur démarche a été la suivante : quelques jours avant l’ouverture du lieu, ce petit groupe de militant-e-s a distribué des tracts dans les boîtes aux lettres du voisinage expliquant leur projet, elleux sont allés les rencontrer, discuter des problèmes de logement, de leur concept de réquisition des logements vides… Le lieu a ainsi pu être ouvert sans que les voisins ne prennent peur et surtout sans appeler la police !!!

Les travaux nécessaires à l’occupation des lieux commencent dès l’hiver 2010 : ils concernent les réparations et l’entretien du lieu  mais aussi le développement d’un projet de vie en lien avec des questions d’autonomie. C’est un véritable projet politique. Les « Maquisard-e-s » installent un four à pain et une ferme pédagogique avec des poules et une chèvre. Elleux convient les voisins à participer à des ateliers et à goûter la production locale : du pain, du lait, des œufs. La chèvre a été superbe! Les enfants ont adoré et ont fait venir leurs parents : un bon moyen de communiquer entre voisin-e-s! Des chantiers collectifs ont pointé leur nez tous les jeudis et les dépendances ont pu être retapées pour l’accueil d’autres habitant-e-s l’automne suivant!

Si l’activité militante à l’extérieur a pendant ce temps été moindre, au Maquis, elle était en pleine construction : l’accueil d’autres personnes, habitant-e-s à plus ou moins long terme, et les différentes rencontres ont fait naître des sessions de formation à l’ouverture des squats ou à la vie collective visant l’autonomie.

Si tout ça est possible, c’est aussi grâce à la présence dans les murs d’habitant-e-s fixes. Neuf personnes vivent au Maquis en permanence. Ils se sont choisi-e-s sur une base affinitaire : vivre et créer des choses ensemble dans la bonne entente. Ils ont des envies et des activités différentes mais partagent une même vision du lieu.

Récup de marché le maquis toulouse

Récup’ du marché

La philosophie est simple : vivre ! Très investi-e-s sur les problèmes du logement, les Maquisard-e-s ont participé à des actions contre la loi LOPPSI 2, contre l’expulsion des Roms des berges bords de la Garonne,  à des débats en place publique à l’occasion d’élections (festival « Débattons dans les urnes » ou « Des bâtons dans les urnes » suivant qui le formule en 2012), etc. Aujourd’hui, elleux s’intéressent à développer une « coopérative intégrale » sur Toulouse : s’organiser, s’entraider, fonctionner en réduisant au maximum l’impact de l’économie capitaliste sur nos vies. C’est ce qu’elleux font déjà « au Maquis ». Les Maquisards défendent, occupent et construisent un autre mode de vie et s’en portent bien ! Elleux mettent la main à la pâte — réparent, construisent, cherchent, innovent – elleux récupèrent – notamment des légumes après les marchés (et on mange bien !) – elleux partagent – la collecte de légumes peut être répartie avec d’autres réseaux – et elleux accueillent – le lieu peut servir d’abri de passage et de lieu de réunion. L’idée de la coopérative intégrale est d’étendre cette pratique à la ville, avec d’autres personnes, d’autres réseaux, des associations, etc.

Prendre le Maquis est une belle aventure, décidément!

(1) HLM : Habitat à Loyer Modéré

SAMEDI 17 NOVEMBRE : EXPULSION DE VINCI

12/11/2012

« La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes n’a cessé de prendre de l’ampleur au cours des dernières années. Entre autres initiatives, un mouvement d’occupation s’est étendu sur les bâtis et bocages menacés. Il y un an, face aux menaces croissantes sur les différentes maisons, cabanes et potagers, des habitant.e.s de la ZAD et collectifs solidaires appelaient à une manifestation de réoccupation en cas d’expulsion. »

A la demande d’Ayrault pour les intérêts privés de Vinci, les gardes play-mobiles, la Compagnie Républicaine, rebaptisons là Stupide (C.R.S) sont intervenus les deux dernières semaines d’octobre, de manière agressive sur la Zone à Défendre ZAD. L’opération « César » nommé par le préfet Christian Galliard de Lavernée, a tout saccager  sur son passage: forêts, maisons, cabanes, champs, cultures, faune et flore, habitant-e-s, …. et n’a rien laissé derrière elle à la veille de la trêve hivernale. Pendant 15 jours, les habitants et protecteurs de la ZAD ont « résisté, barricadé, occupé, ralentit, informé » pour endiguer le mélange de bauxite, d’alumine, de pétrole et de colorant gris qui cherche à se bétonner par magie en aéroport Haute Qualité Environnementale sur les 1800 hectare de terres arables.

Depuis, la potion magique mijote et la résistance s’est accrue. Les habitant-e-s de la Zone à Défendre font appel à la réoccupation le 17 NOVEMBRE 2012 pour reconstruire, replanter, festoyer et danser sur les terres qui ne seront jamais aux mains des maîtres du béton et de la destruction !!

Venez nombreux, en famille, seuls, entre amis, déguisés, avec vos instruments, vos idées et de quoi rester quelques jours … !!!


 

NOTRE-DAME DES LANDES : LES CRS SONT DANS LE PRÉ

23/10/2012

Non loin de chez nous, A 20 kilomètres au nord de Nantes, 2000 hectares de terres bocagères, sont menacées par le maudit Jean-Marc Ayrault, sa clique gouvernementale UMP-PS et la nécro-entreprise Vinci … Leurs projets:  ensevelir de tonnes de béton pour faire atterrir des zings et leurs milliers de tonnes de pétrole sur cette zone des plus humides de l’Hexagone : à Notre Dame des Landes. A l’heure où nous écrivons cet article, ils ont envoyé une horde d’inconscients armés jusqu’aux chicos sur ces lieux  magiques pour détruire les fermes, brûler des lieux féeriques, expulser les habitants à coup de tonfa, de flashball, arrachant les bocages à coup de pelleteuse  … Voilà ce qui ce passe à l’aube où la ville de Nantes sera couronnée de « capital (ou capitaux) vert » aux yeux de l’Europe voire du monde !!

Des CRS dans le potager… ou les caprices des rois!

Bocage de Notre-Dame des Landes - Zone à Défendre

Bocage de Notre-Dame des Landes – Zone à Défendre – Photo Antinéa

 

Un dimanche à la campagne, que c’est romantique! C’est joli! Des fleurs ça et là, des sous-bois humides où ramasser champignons, des châtaignes. On pourrait glaner du bois pour le feu pour se réchauffer ce soir. Nous croisons des amis venus par ici avec l’idée de faire un potager pour les copains. Depuis un et demi qu’ils y travaillent, ils ont pu nourrir jusqu’à 100 personnes. Ils se sont installés dans un champs, dans une petite parcelle de bocage. Les gens autour sont contents de voir des jeunes qui s’impliquent sur la terre, qui la respectent. Ils font leur pain aussi. Certains ont des bêtes : des vaches, des chèvres… Ils vivent au rythme des saisons avec peu de moyens et beaucoup de créativité. Pourtant cette semaine, ils n’ont pas pu ramasser leurs légumes… Mauvaise saison? Non, pourtant avec le changement climatique dont tout le monde parle… Trop de traitements? Non, ils n’utilisent pas de produits chimiques.

Notre Dame des Landes, potager du Sabot

Notre Dame des Landes, potager du Sabot – Photo Antinéa

 

En fait, ils nous ont expliqué que parfois, dans ce petit coin de paradis, tout basculait, tout était retourné et même le sens des mots mais ça peu de gens le savaient. Que c’était dû aux caprices des rois… et que ça pouvait donner :

Un dimanche à la campagne, c’est la Rome antique! Les geôles luisent! Des bleus ça et là, des sous-bois humides où donner des gnons dans les champs, des châtaignes. Ils ont saccagé le bois pour les déloger ce soir. Nous croisons des bleus venus par ici avec l’idée de détruire le potager des copains. Depuis 40 ans qu’ils y travaillent, ils veulent expulser plus de 100 personnes. Ils se sont installés aux entrées des champs et souhaitent raser les petites parcelles de bocage. Les gens autour sont offensés de voir ces recrues retourner la terre. Ils donnent des pains aussi. La plupart sont bêtes : des bœufs, des moutons… Ils vivent au rythme du clairon, avec beaucoup de moyens et pas de pensée. Cette semaine, ils sont venus détruire les légumes …  et les maisons! Pourtant, avec le changement politique dont tout le monde parle… Et comme traitement? Ils utilisent des produits chimiques.

Tas de bombes lacrymogènes laissées par les CRS au Sabot

Tas de bombes lacrymogènes laissées par les CRS au Sabot – Photo : Droits réservés

La semaine dernière, les CRS ont gazé à coup de lacrymogènes pendant plus de trois heures le sabot, ruinant ainsi les récoltes du Sabot. Depuis mardi 17 octobre, ils mènent une guerre d’usure avec les habitants de la ZAD (« Zone à défendre » pour les uns, « Zone à détruire » pour VINCI et ses forces de l’ordre) et ce, avec des moyens disproportionnés : GIPN, CRS, douane, RG, gardes mobiles, 2 hélicoptères … . Soit 1200 unités au service du pouvoir au lieu de protéger son peuple. La ZAD est en état de siège: routes barrées, contrôles d’identité, interpellations, expulsions, destructions d’habitats, coups de tonfa, etc. Ceux qui soutiennent les expulsés doivent ruser pour ravitailler en nourriture et eau ceux qui défendent les lieux. La presse a parfois difficilement accès aux lieux quand elle ne se tait pas !!!

Coût actuel de l’opération destructrice : plus de  «  500 000 € »  – enfin parlons d’un millions d’Euros avec l’entretien des bêtes – que nous pouvons ajouter à nos impôts et au coût de l’aéroport !!

Alors, méfions-nous des mots! Contre un pouvoir abusif, contre des décisions arbitraires, chaque citoyen a le droit de résister. Les forces de l’ordre occupent la ZAD, les habitants y vivent et résistent pour une Zone Autonome Définitive

Non à l'aéroport

Depuis 40 ans, la construction d’un second aéroport à Nantes est en projet et depuis 40 ans, il rencontre des oppositions. Pourquoi?
- Parce qu’il y a déjà un aéroport à Nantes en très bon état de fonctionnement, et un autre à Rennes, à Lorient, etc.
- Parce qu’il y a déjà plus de 150 aéroports pour voyager sur le territoire français.
- Parce qu’on arrive au bout de nos stocks de pétrole et combien même ça ne serait pas le cas, un aéroport à Haute Qualité Environnemental, c’est bien plus qu’un oxymore : c’est de la bêtise. Ça n’existe pas.
- Parce qu’on souhaite préserver nos campagnes et que ce projet est situé précisément sur une zone humide d’importance cruciale pour l’équilibre des écosystèmes locaux
- Parce qu’on préfère voir des légumes et des bêtes dans nos champs que des avions et des gens d’armes
- Parce que ce projet ne sert que des intérêts politiques mégalomanes et des intérêts économiques privés  : ceux du groupe Vinci, son concessionnaire. Celui-là même qui se permet de taxer routes, parkings, etc… Tous ces aménagements que nous avons déjà financés via nos impôts!

Des balades champêtres :

Crédit : droits réservés : photo in mikkelsommer.com

 

 

LE PHILISTIN : RÉSISTER, C’EST CRÉER. RÉSISTER, C’EST PARLER. RÉSISTER, C’EST PARTAGER.

15/10/2012

J’ai connu Le Philistin un peu par hasard. Son adresse faisait partie d’une halte de vacances. Je ne le connaissais pas et me rendais chez lui avec un ami de sa connaissance. L’accueil fut familial, chaleureux avec un bon feu qui crépitait dans la cheminée. La première fois que je l’ai vu, c’était en janvier. Nous y sommes retourné depuis et ce fut comme à l’habitude : le repas fut comme l’accueil, avec des rires et du soleil dans les yeux. Après quelques discussions et un peu de vin, mon ami prend des nouvelles de la situation en Palestine.

La Palestine. J’en savais peu. J’avais appris à l’école que les Américains, après la seconde guerre mondiale, avaient créé un état juif pour les victimes du génocide commis par les nazis sur le terres de Palestine. Et depuis, c’est la guerre. Cela, pour moi fait partie de toutes ces guerres coloniales que mènent les occidentaux et en particulier les pays du nord sur les pays du sud. Et des questions. Beaucoup de questions ! Pourquoi un état crée un état pour une religion avec pleins de peuples dedans (des Polonais, des Russes, des Allemands, des Français…). Pourquoi ne pas laisser vivre ces gens libres sur les terres où ils ont grandi ? Pourquoi imposer cela sur des terres qui ont déjà un peuple. Ne serait-ce pas de l’ingérence ? De quel droit ? A-t-on demandé aux Palestiniens leur avis avant de leur imposer un état sur leur sol ? Et les conséquences ?

Soldat armé pointant un enfant en Palestine

Crédit photo : Egrès

Aujourd’hui, je vois des gens en armes, une Israël luxuriante à l’image de nos capitales occidentales mais surprotégée et de l’autre côté du mur – ah oui, là aussi, il y a un mur – je vois des gens en armes (les mêmes gens en armes), des villages délabrés et malgré tout, de la vie, et des revendications pour des terres.

Le Philistin m’a un peu parlé de ce que vivent les gens là-bas, de leurs conditions de vie … et de mort. Et puis, il m’a montré ce qu’il ramenait de Palestine : des céramiques surtout mais aussi des chaussures, des vêtements, les fameux keffieh et des denrées comme l’huile d’olives, le zatar, des dattes, etc. Tout donnait envie.

Palestine

Artisan textilier palestinien de la dernière usine de fabrication de keffiehs faits en Palestine. Crédit photo : droits réservés.

Après, il m’a parlé des conditions de travail et surtout de commerce. Et là, toute la magie a disparue. A l’heure où l’on parle de traçabilité, de provenance, d’origine des produits importés, et bien eux, les Palestiniens, ne peuvent mettre « Made in Palestine » sous peine de ne pas pouvoir exporter leur production. Leurs terres, leur eau, sont réquisitionnées, leur commerce et donc leur économie aussi. Le Philistin fait donc le « passeur » de marchandises et exporte en France des productions palestiniennes. Au dos de ses produits, il est écrit « made in Palestine ».

Palestine

La clé est le symbole du retour à la maison. Chaque famille a la sienne et se la transmet de génération en génération. Crédit photo : Egrès.

Pourquoi fait-il ça ? Le Philistin n’est pas Zorro et encore moins un humanitaire car ces gens-là ne veulent ni être sauvés, ni demander l’aumône. Ce qu’ils souhaitent, c’est vivre, et vivre libres, simplement. Après un voyage là-bas, il s’est juste demandé comment faire pour les soutenir. Alors, il a commencé par faire venir de l’huile d’olive et, au fur et à mesure, son garage s’est rempli de milles et unes merveilles. Il s’efforce de faire connaître la qualité du travail des artisans palestiniens, de les re-connaître. Il leur permet d’avoir une économie extérieure. Il le dit lui-même : il fait du « commerce de soutien à l’indépendance économique du peuple palestinien ».

En fait, il ne fait rien de très « extra »ordinaire, il fait du commerce : il nous fait connaître les richesses et la culture d’un peuple pas si lointain. Enfin, ce ne devrait pas être quelque chose d’extra-ordinaire normalement mais les difficultés à le faire rendent la chose extra-ordinaire… Et ce qui est incroyable, c’est que les palestiniens risquent leur vie à ne faire qu’exister.

Antinéa

Pour en savoir plus :

Dans le DVD « Terre de Sumud », il n’y a pas de sang, pas d’armes, pas de super héros mais de la vie. Vous verrez comment les Palestiniens travaillent et quelles sont leurs difficultés à créer une économie juste.

Autre lien : Campagne « BDS France »

Le Philistin

Fipsouk : Commerce de soutien à l’indépendance économique du peuple palestinien
Produits de Palestine
France Import Palestine
12630 MONTROZIER
Tel : 05 65 73 11 23
E-mail : contact@fipsouk.fr
Site : www.fipsouk.fr

PREMIÈRE SORTIE D’HENT-TREUZ

11/10/2012

Aux oreilles, Iration Steppas, Migthy Massa, Jah Marshall. Au menu, riz accompagné d’une pointe délectable de coulis de tomate et sa  ratatouille mijotée à l’indienne, complétée d’un dhal* au fourmillantes épices. Puis, pour le petit plaisir des papilles, quelques muffins au chocolat ou aux raisins. « Tout est bio, sauf l’aéroport ! » c’est ce que nous avons proposé lors de la soirée Dub Club#5 organisée par l’association Get Up. Pour ceux et celles qui ont eu l’occasion d’avoir savouré, avalé, englouti ce menu, vous allez  maintenant savoir à quoi a pu servir votre  digestion le lendemain de la Dub Club, sans faire mon nutritionniste !

© Romain GISLAIS - Dancehall-Attitude

Pour les personnes qui ne connaissent pas encore Get Up ou les soirées qu’ils organisent, l’association Get Up a pour sujet la promotion de la culture reggae à Nantes et, pour ce faire, elle organise, à travers « ses passionnés », des Soirées Sounds System, accompagne des groupes de reggae, participe à des émissions de radios, et à peu près quatre fois par an, invite son public aux Dub Club. La programmation est toujours riche : du dub, roots reggae plein les oreilles et les hanches. En général, ils ne se trompent jamais, ce qui explique certainement leurs soirées régulièrement complètes. Pour le bar, c’est Tri Martolod qui fournit : on retrouve la bière blonde artisanale, des jus de fruits équitables et son fameux Du Cola  breton! En ce qui concerne la restauration, Get Up propose en général aux associations de leur réseau de faire la popote afin d’apporter de l’autofinancement  dans  leurs projets.

Et bien, après quelques messages amicaux entre l’équipe Get Up et celle d’Hent Treuz, nous nous sommes proposés pour faire la tambouille lors de la Dub Club du 05 octobre 2012. Le but de cette opération est d’apporter de la trésorerie à notre association : soit 50% des bénéfices pour la revue sur laquelle nous travaillons et le reste pour le fonctionnement !

Pour nous, faire à manger, ce n’est pas faire des mélanges de produits congelés ou industriels, hop on avale et on prend la thune ! Non, nous on aime bien la bonne bouffe, les produits qui viennent de la terre, pleins de bactérie naturelles, faite avec amour et saveur. Alors, nous avons tout d’abord éliminé l’idée de prendre des produits de marque comme Nestlé, ou bien du pseudo bio industrialisé venant des mêmes grandes enseignes !

Alors voilà, nous allons vous donner la provenance de la majorité des ingrédients qui ont permis de faire ce repas :

  • Les légumes (aubergines, tomates, oignons, poivrons, courgettes…) venaient du jardin d’Antoine Rescan, un maraîcher en agriculture biologique non labellisée situé à Malansac (56). Il fait parti de notre réseau associatif. Il est bien connu pour mettre plein de trucs abominables comme de l’amour dans son savoir faire.

  • Les lentilles corail, comme le riz demi-complet et les ingrédients des muffins, venaient d’un distributeur en produits biologiques basé à Nantes. Nous sommes passés malheureusement par cet intermédiaire car nous n’avions pas trouvé de contact à temps.

  • Pour les condiments, nous sommes passés par un magasin bio.

  • Le sel est récolté artisanalement par Erwan Bourdic à Batz s/Mer certifié Nature et progrès.

Bilan de l’affaire ! Et bien nous sommes plutôt satisfaits : tout le temps du service, nous suivions le tempo sans interruption sous cette belle ambiance, avec un public, des artistes et une organisation accueillants. Leurs retours sont plutôt positifs, personne n’a fait la grimace à la première bouchée … bon peut-être sur certains muffins pas assez cuits … mais nous avons entendu certains « … mmmm ! ». Le stand réalisé en improvisation était plutôt chouette avec quelque bouts de tissu et de papier et un beau travail graphique de Jil Daniel . Puis, le portefeuille, tout en prenant soin de défrayer tout le monde, est bénéficiaire de 420,48€.

Donc ouais, plutôt contents de notre première sortie ! Nous pouvons aussi dire que nous avons été largement soutenus…

Clin d’œil :

  • À Margot et Virginie pour les yeux au-dessus des oignons et du feu derrière la gazinière,
  • À Lulu pour son coup pâte muffin,
  • À Chantal pour la maison, l’espace cuisine et les espaces dodos et lavage pour l’équipe.
  • À Ingalañ pour son matos cuisine,
  • À Yann, Fatima, Katy pour la recette du dhal,
  • À Hervé pour le bain de Marie,
  • Aux Arts terriens qui nous ont laissé la place pour faire la restauration,
  • À la maman de Jil pour le véhicule,
  • Aux camarades de Get Up, notamment :
    • À Olivier pour la « rizeuse » que nous avons cramé et sa patience
    • À Papayatik pour ses mails agréables .. Big Up !
  • Et à toi qui est arrivé jusque là ! Tu auras le droit à la recette du dhal en bas de page !

Et parce que pour nous, les bonnes choses, ça se partage, voici la recette du dhal que tout le monde a tant aimé :

Pour 10 personnes bien servies :

  • 1 kg de lentilles corail
  • 1 oignon
  • 20 cl de lait de coco
  • 1 litre ½ de bouillon de légumes
  • 2/3 de cuillère à soupe de concentré de tomate
  • de l’huile d’arachide si possible sinon de l’huile d’olive
  • les épices et condiments:
      • 2 gousses d’ail
      • 1 cuillère à café de canelle
      • 1 cuillère à café de cardamone
      • 1 cuillère à café de fenouille
      • 1 cuillère à café de curcuma

Préparation :

Rincer les lentilles.

Faire la préparation des épices en les mélangeant avec un peu d’huile afin d’obtenir une pâte pas trop épaisse.

Faire revenir l’oignon émincé, ensuite y ajouter le mélange d’épices, y incorporer les lentilles. Aussitôt ajouter le bouillon et le concentré de tomate (les liquides peuvent être incorporés en plusieurs fois selon la consistance désirée).

Laisser mijoter 20 à 30 minutes en remuant et en vérifiant la cuisson, et ajouter le lait de coco en fin de cuisson.

Ejrès.

UN RÉSEAU LIBRE DE COVOITURAGE

30/09/2012

Il arrive par moment que les membres d’Hent Treuz pratiquent le covoiturage. Les sites ne manquent pas sur internet pour trouver son itinéraire à prix convenable, sauf que nous en avons ras le bol des pubs, et depuis peu, le site le plus visité et utilisé, est devenu payant, je ne parle pas des gadgets et autres fonctions qui nous éloignent de notre démarche première: trouver un co-voiturage !!! Nous nous sommes demandés si des personnes compétentes en informatique, notamment dans le milieu du libre, se sont penchées sur le sujet. Et bien, oui ! Nicolas Raynaud n’a pas perdu de temps pour s’atteler à la création d’un site de covoiturage libre et gratuit. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de le rencontrer, mais comme nous nous servons régulièrement de son site, alors on a décidé de vous en dire un peu plus.

covoiturage libre

Une connexion, une ville de départ, une ville d’arrivée, une date, et hop, un clic sur recherche pour trouver notre covoiturage qui nous mènera à notre destination. Très facilement, j’ai eu le contact du co-voitureur sans passer par un quelconque système bancaire dont certains sites ne se gênent pas pour nous prélever quelques euros pour le service rendu, et je n’ai pas manqué le risque de me déclencher une crise d’épilepsie devant des panneaux de pub qu’on retrouve régulièrement sur de nombreux sites commerciaux. Lancé depuis le 13 novembre 2011,  le site covoiturage-libre.fr fait face à de nombreux sites privés, payants et garnis de publicités.  Comme le dit son fondateur, Nicolas RAYNAUD, sur son site:

« Ce site répond à un besoin devenu indispensable aujourd’hui, permettre le covoiturage facilement et gratuitement. Contrairement au leader du secteur qui a choisi d’imposer un fonctionnement payant à ses utilisateurs, je compte sur ce site pour créer une communauté libre autour du covoiturage. »

Pas d’inscription particulière pour trouver un itinéraire. Pour publier un trajet, il suffit d’inscrire un pseudo et un contact mail ou téléphone pour être contacté, le reste est facultatif. Les informations de parcours sont largement suffisantes. En effet, le site est très simple, pas de profil personnel ou de gestion de compte, pas d’espace de messagerie ou bien de petite photo pour le casting de voyage,  c’est bien le co-voiturage qui nous intéresse.

La démarche est claire: « Faire simple et gratuit plutôt que sophistiqué et payant ». Avoir un site chargé de fonctions plus ou moins inutiles, cela impose des coûts et alourdit le site.

Les frais techniques sont pour le moment assumés par la société du fondateur de Covoiturage-libre.fr en attendant l’autonomie de l’association. Le site fonctionne directement par le don et le bénévolat, vous pouvez donc apporter un soutien financier ici et permettre sa viabilité. Sur le site, vous pouvez également participer à son suivi : l’association fait appel à des bénévoles de modération, ou bien pour son développement afin de le rendre plus fonctionnel.

Bon, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, vous avez toutes les bonnes raisons, expliquées sur son site, pour passer par cet outil !

En plus d’être un outil qui permet de remplir les places vides dans nos véhicules – dans une démarche de moins cracher de gaz dégueulasse dans notre environnement ou bien parce qu’on n’a pas de voiture, puis plus globalement, on pourrait imaginer moins d’embouteillages – de faire des trajets abordables pour notre porte-feuille, de provoquer de nouvelles rencontres, covoiturage-libre.fr fonctionne autour d’une communauté libre et met ainsi en commun nos savoirs et besoins pour se rendre pragmatique, simple et à coûts faibles … voir nuls par la solidarité, car après tout, les seuls fonds sollicités sont pour des aspects techniques afin de régler les divers frais obligatoires et autres taxes auprès de l’état. Et puis merci,  pas une pub agaçante qui propose des voyages en machine volante crasseuse à prix concurrentiels au co-voiturage !

www.covoiturage-libre

 Egres.

UN MARCHÉ BIO DYNAMIQUE

25/09/2012

En fin de saison de vendange, nous pouvons humer la vinification du vin qui exhale aux portes de  Gaillac, ou Galhac en Occitan, qui confirme notre arrivée dans la commune. La ville aux briques roses bien connue pour son vin mais aussi par sa pastel, nous a donné rendez-vous sur la place des Halles pour découvrir son marché bio « Noctambio », initié par Nature et Progrès Tarn en 2009.

Tous les mardis à Gaillac, de 16h à 21h, sur la place du Griffoul, dont une partie sous les halles, a lieu le marché biologique et de produits locaux. À chaque transition de saison, donc 4 fois par an, le marché prend une allure plus festive et ouvre ses étals à plus d’exposants. A chaque session est proposé une thématique de discussion puis des concerts d’artistes venant de tous les continents du coin.

Aujourd’hui, ça tombe bien, nous sommes le 25 septembre. C’est le Noctambio de l’automne avec pour thématique  « comment conserver ses légumes » « et les techniques pour restaurer ses outils de jardinage ».

16h passé, l’orgue de Barbarie et le guitariste du groupe Atkaz qui l’accompagne dans une mélodie festive, avant d’entendre raisonner la voix du bluesman Jeff Zima, sont entourés d’étals à réjouir le plaisir des yeux et du ventre. On peut y voir du pains dans toutes ces formes étalés près de pâtisseries gourmandes, des tomes de fromages aux choix multiples, auprès de miel ou de confitures aux nombreuses saveurs, des légumes de saison ou plants et plantes, de la viande fermière à côté des œufs frais du matin ou de la farine parmi les produits d’épiceries. De l’artisanat en bois, en cuir, des outils de jardinage ou des cosmétiques au lait d’ânesse s’étalent au côté de nombreux autres choix. Contre un mur, une table faisant office d’espace de gratuité s’offre à vous pour donner ou vous servir.

Tout au long de ce marché thématique, vous pouvez découvrir différentes pratiques de conservation : stérilisation, séchage, cuisson, dans l’huile ou dans le vinaigre ou par la chaleur… ou bien un atelier de rénovation d’outils de jardinage. Et pour être sûr d’avoir toutes les infos, une librairie bien fournie vous invite à bouquiner sur les thématiques proposées. Une fois bien calés de saveurs, de gourmandises et de savoirs, vous pouvez vous fournir en semences paysannes de Graines del Païs & des semeurs de biodiversité.

Puis, pour finir, comme dirait un de nos camarade, sur ce « marché des bisous », il est possible de déguster la bière locale artisanale « clandestine » ou bien le fameux vin local de Rémi que nous devions sentir dès notre entrée dans Gaillac.

Donc pour ceux et celles qui sont dans le coin, n’hésitez pas à vous rendre au marché le mardi de 16h à 21h sans oublier à chaque début de nouvelle saison une thématique spéciale accompagnée de concert.

Liste des producteurs 2012

Ejrès.

À PROPOS DU BLOG

04/09/2012


ar blog Hent treuz emaoc’h bremañ.

Amañ e klaskimp lakaat war wel oberiadennoù bev a zo er maez eus ar c’hevalaouriezh. Gant ma n’emaomp ket ur strollad niverus, ne c’hellimp ket komz eus an holl. Dre-se ne gomzimp nemet eus an aozadurioù, eus an dud , eus ar raktresoù hon bo kejet en araok.

Hon hent eo a vo kontet amañ, hent tud dedennet gant ar sujed-se. Mar plij, arabat bezañ feuket ma lakomp ar gomz war raktres o amezeg ha ket ho hini. Gouzout awalc’h a reomp ez eus ganeomp raksonjoù. Sot e vefe kinnig hol labour e-giz ul labour objektivel pa ouiomp mat n’eo ket gwir. Divizet hon eus neuze e rafemp gant hor sonjoù hep klask kuzhat anezho.

Ma soñj deoc’h e c’hellfemp bezañ dedennet gant o labour, ret e vo deomp tapout ur banne asambles en araok. C’hwi ‘gomzo deomp eus ar pezh a rit ha penaos, eus ar pezh a ya endro hag eus ar c’hudennoù ivez. C’hoant hon eus ivez da glevet komz eus ar garantez, an ostilhoù, ekonomiezh o raktres, aozadur an dud hag an energiezhoù ennañ, hag all.

Ar pezh a fell deomp en ur skignañ an arnodennoù-se eo pinvidikaat ijin ha hunvreoù pep hini. Ha gant ar spi kuzhet e welimp reoù nevez ganet gant sikour hon labour.

Buan e verzoc’h emaomp a Vreizh. N’eo ket gwall bouezus evit lâret gwir. Met, gant ma vevomp e kostez-mañ ar bed e vo aesoc’h deomp komz eus ar pezh a zo tro-dro deomp. Aesoc’h e vo deomp mont da weladenniñ an aeseoù tost. Neoazh n’eus harz ebet d’hor c’huriusted. Ne zeomp waraok nemet en ur gejañ intrudu amañ hag ahont.

Gant ma vezomp stag ouzh al lieseurted sevenadurel, ha neuze yezhel, e vo brepred lakaet da gentañ ar yezh kent ha da c’houde an destenn troet e galleg ha brezhoneg. (Ma faot d’unan bennak sikour ac’hanomp da dreiñ e yezhoù all, lârit deomp !)

Adal bremañ, deuit en-dro gwech ha gwech da deurel ur sell amañ evit gouzout hiroc’h war hor c’hejadennoù nevez !



Là, vous venez d’arriver sur le blog d’Hent treuz.
Ici, c’est un des lieux où on va se faire l’écho des expériences non capitalistes existantes. Mais comme on est une toute petite troupe d’humains, on ne pourra pas être exhaustifs. On ne parlera que des structures, des gens, des projets, qu’on aura rencontrés au préalable. Ce blog, c’est notre parcours d’individus intéressés avant tout. Pas la peine donc de se vexer si on parle de votre voisin et pas de vous. Et comme c’est nous qui tenons la plume, avec toutes nos représentations, on va donc fonctionner en assumant notre subjectivité. Quand bien même on voudrait être objectifs, on sait qu’on ne peut pas l’être, alors on ne va pas se leurrer et on va endosser nos partis pris.
Si vous pensez que vos activités peuvent nous intéresser, il faudra qu’on se jette un godet ensemble d’abord. Il faudra nous dire ce que vous faites, comment vous le faites, ce qui marche et ce qui pose problème. Il faudra nous parler amour, outils, économie*, organisation des individus et des énergies, entre autres.
Le but de tout ça, c’est de diffuser ces expériences pour qu’elles enrichissent l’imaginaire de chacun. Avec le secret espoir d’en voir naître de nouvelles.
Vous le remarquerez vite, on est bretons. Ce n’est pas que ça ait de l’importance. c’est juste qu’on aura certainement plus l’occasion de parler des initiatives de ce coin-ci du monde. Comme c’est plus près de nous, on aura plus de facilités à aller les voir. Cependant notre curiosité n’a pas de frontière. C’est en confrontant les initiatives d’ici et d’ailleurs que nous avançons.
Puis, comme on est attaché à la diversité culturelle, et donc linguistique nous préférerons toujours diffuser d’abord la langue d’expression première, et une traduction en second plan en français et en breton (d’ailleurs si quelqu’un veut nous aider à les traduire dans une autre langue, faites-nous signe !).
N’hésitez pas à revenir régulièrement jeter un œil ici pour prendre connaissance de nos nouvelles rencontres !

*pour nous, l’économie n’est plus ni moins que l’organisation de la production et la répartition des biens et des services.

À PROPOS DE LA REVUE

27/08/2012
N’eo ket bet troet an destenn evit ar mare !

Hent treuz, ce n’est pas qu’un blog. Depuis le début, nous avons prévu de nous confronter à cet exercice fastidieux qu’est la tenue d’une revue.
Chacun des numéros de cet irrégulomadaire apériodique sera thématique.
Comme pour le blog, on se frottera aux différentes tentatives existantes qui permettent de sortir du capitalisme quotidien, celui qu’on subit dans notre vie de tous les jours. Monnaie, nourriture, logement, transport, éducation, sont autant de sujets que nous pourrons aborder.
La revue nous servira, et à vous aussi, à approfondir un sujet en particulier.

Quelques mots sur la politique éditoriale :
Aucun propos raciste, xénophobe, sexiste ou homophobe ne sera diffusé ni toléré dans nos lignes.Nous considérons que la pratique artistique est une des manières de nourrir un imaginaire politique fort. C’est pourquoi, en plus du
contenu textuel, nous ferons appel à différents individus travaillant l’image.
Nous sommes convaincus que chacune des langues existantes est digne d’intérêt, contenant en son sein une manière de regarder le monde. Pour cette raison, nous donnerons toujours la priorité à la langue d’expression des individus. Pour autant, pour des raisons évidentes de compréhension par un nombre large de lecteurs, chacun de ces textes sera traduit en français.
Puisque nous souhaitons diffuser des propositions alternatives au capitalisme, nous nous engageons sur un mode de fonctionnement non-capitaliste autant que faire se peut. Nous croyons donc au pouvoir de l’économie du don et de l’échange. Les numéros sont diffusés à prix libre (en euros, en monnaie sociale, en éditions, en œufs ou en sourire) mais il va sans dire que si nous voulons durer, il faudra nous aider.*

Il n’y a aucune raison pour que nous gardions pour nous ce que nous apprenons au fur et à mesure de nos recherches. Ainsi, chacun des numéros sera accessible sur le blog (tronqué des commandes artistiques : il faut savoir garder un intérêt pour l’objet imprimé !), et ce, à partir du moment où nous serons financièrement en mesure d’assurer l’impression du numéro suivant.
Par ailleurs, étant donné que nous croyons à la force du bouche à oreilles, ce n’est pas un exemplaire que nous enverrons à chacun mais bien deux. En espérant que cette générosité vous invitera à en faire profiter vos proches, amis, familles, camarades, etc. (Ce n’est pas un acte promotionnel pour le premier numéro mais bien une politique permanente).

*pour les dons, il suffit de nous envoyer un courrier avec la somme de votre choix à Hent treuz, 31 rue st Roch à Rochefort-en-terre (56220)